accoucher à domicile

Aujourd’hui, Maman Radieuse accueille Céline du blog Devenir Intuitive qui va nous parler de “Comment accoucher à domicile ?”

Vous aimeriez accoucher chez vous, mais vous ne savez pas où trouver les informations nécessaires ?

Vous avez entendu parler de l’accouchement à domicile, et vous vous demandez si cette pratique est sûre et encadrée ?

Dans notre société moderne et hyper-médicalisée, quelques familles choisissent d’accoucher dans la douceur rassurante de leur foyer. Ce choix reste très marginal. Pourtant, accoucher à domicile est à la fois un luxe, un droit et un engagement.

Dans cet article, je vous donne tous les éléments nécessaires à connaître pour savoir comment accoucher à domicile.

Je suis Céline Le Briand, du blog Devenir Intuitive. Mon objectif principal est de soutenir les jeunes mamans dans leur recherche d’équilibre entre leurs facettes de mère et de femme. Il y est question de pratiques telles que la symptothermie (contraception naturelle), le flux instinctif libre, l’hygiène naturelle infantile (HNI) ou l’accouchement à domicile.

 

Qu’est-ce que l’accouchement à domicile ?

🌸 L’AAD : un privilège légal

Choisir d’accoucher chez soi, c’est opter pour un accompagnement global, du projet de naissance aux premiers jours de vie de son bébé !

C’est un luxe que d’être accompagnée par la même sage-femme du premier jour de grossesse à la rencontre du nouveau-né.

Accoucher à la maison, c’est une alternative légale. En effet, l’accouchement en maternité est devenu la norme, mais il n’est pas la seule possibilité.

L’accouchement à domicile en France ne se pratique plus comme au siècle dernier !

L’image d’un accouchement dans des conditions d’hygiène désastreuses, non préparé et non accompagné, avec des taux de mortalité maternelle et infantile élevés est totalement erronée.

Aujourd’hui, on peut accoucher chez soi en étant accompagnée d’une sage-femme, elle-même équipée de matériel médical portatif de pointe.

 

🌸 La place de l’AAD en France

Tantôt décrié, tantôt méprisé, l’accouchement à domicile (AAD) est surtout méconnu, mais petit à petit, il gagne du terrain en France.

Son essor progressif prouve que ce n’est pas uniquement une pratique ancestrale. L’accouchement à domicile répond à des attentes sociétales et environnementales actuelles.

Bien sûr, certains accouchements vécus à domicile ne sont pas choisis, mais ils restent minoritaires.

Celles (et ceux) qui choisissent l’accouchement à domicile le font majoritairement dans le respect de leurs convictions profondes.

Malgré sa légalité, les idées reçues véhiculées à son sujet engendrent des peurs irrationnelles !

Dans ce contexte de défiance, l’accouchement à domicile a besoin des avancées de la science et des témoignages de praticiens, en France et à l’étranger, pour justifier son existence. 

 

 

Comment se déroule un accouchement à domicile ?

🌸 Rencontrer une sage-femme libérale

Lorsque l’on décide d’un accouchement à domicile, la première étape est de trouver une sage-femme libérale qui accepte de vous accompagner dans ce projet.

Pour ma part, j’ai eu la chance de rencontrer Emmanuelle, sage-femme libérale engagée pour le droit des femmes à un accouchement respecté.

Aujourd’hui, elles sont moins de 100 en France à accepter de suivre des AAD !

Ceci s’explique pour plusieurs raisons :

  • le parcours d’études des sages-femmes comporte très peu d’éléments sur l’accouchement à domicile et consacre peu de place à la physiologie ;
  • le manque de connaissances et les préjugés conduisent à la désinformation des futurs parents comme des professionnelles ;
  • le caractère hostile de la profession vis-à-vis de cette pratique ;
  • le prix exorbitant de l’assurance (de l’ordre de 25000 € par an, soit le chiffre d’affaire moyen annuel d’une sage-femme libérale) couvrant l’accouchement à domicile, voire son absence ;
    etc.

Dès le début de l’accompagnement global, il est essentiel d’établir une relation de confiance mutuelle entre la sage-femme et les futurs parents.

Il est possible de renoncer au projet d’accouchement à domicile si ce dernier ne répond pas aux attentes de l’une ou l’autre des deux parties. 

Vous pouvez vous reporter au site internet de l’Association Professionnelle de l’Accouchement Accompagné à Domicile (APAAD).

Vous y trouverez le listing mise à jour des sages-femmes acceptant d’accompagner l’accouchement à domicile en France.

 

🌸 Organiser le suivi médical

Comme un accouchement en maternité, l’accouchement à domicile est suivi médicalement. En effet, faire ce choix n’exclut en rien de s’assurer de la bonne santé de l’enfant et de la maman.

Vous pouvez donc bénéficier de trois échographies et de prises de sang remboursées par la Caisse d’Assurance Maladie, ainsi que d’autres analyses si cela s’avère nécessaire (analyses d’urine, de l’indice glycémique, etc).

Les échographies et les prises de sang ne sont pas obligatoires mais sont vivement recommandées.

N’hésitez pas à échanger avec votre sage-femme au sujet d’un examen que vous jugez trop intrusif. Ainsi, vous abordez plus sereinement votre accouchement que lors de visites répétées à la maternité.

 

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🌸 La préparation à la naissance

Comme en maternité, vous bénéficiez de cours de préparation avant l’accouchement.

Si vous avez la chance d’avoir trouvé une sage-femme libérale partante pour votre projet d’AAD proche de chez vous, celle-ci vous accueille à son cabinet lors de séances intimistes (groupes de trois à six personnes en moyenne). 

Vous pouvez poser toutes vos questions sur la physiologie, sur la grossesse, sur la douleur et les positions possibles lors de l’accouchement, sur l’accueil de bébé, etc.

En petits groupes, les réponses de la sage-femme et des autres participants (papas compris) sont d’autant plus complètes et personnelles.

 

🌸 Le jour J de l’accouchement à domicile

Il y a beaucoup de choses à prévoir par vous-même pour organiser un accouchement à domicile, mais rien d’insurmontable.

Si vous avez des enfants plus grands, à vous de choisir s’ils peuvent être présents ou non, en fonction de leur âge et de leur faculté à appréhender la situation. Sachez qu’il n’y a pas de contre-indication. 

En termes de matériel, rien n’est obligatoire ou indispensable. De toute façon, vous n’avez vraiment pas besoin de grand-chose !

Votre sage-femme vous donne une liste de matériel possible, notamment pour la protection de vos meubles et le confort de maman et bébé. 

Citons par exemple :

  • matelas qui ne craint pas ;
  • alèse pour l’accouchement et une de rechange ;
  • protections hygiéniques ;
  • couvertures chaudes pour maman et bébé ;
  • sacs-poubelle ;
  • bassine pour récupérer le placenta ;
  • eau et quelques fruits secs pour maman ;
  • première tenue de bébé ;
  • tout ce qui vous semble important pour améliorer votre confort (bouillotte, serviette, etc).

Appelez votre sage-femme lorsque vos contractions sont régulières et espacées de quelques minutes.

Elle vous accompagne dans cette phase de travail intense, en vous proposant des positions ou des gestes pour vous soulager et vous aider à gérer la douleur.

Et lorsque bébé est enfin là, qu’il est confortablement installé en peau-à-peau sur vous, votre sage-femme sait se faire discrète, tout en restant attentive au bon déroulement des premiers instants de vie de votre bébé.

Puis, lorsque vous et bébé êtes prêts, elle vous aide à la mise au sein, à la délivrance du placenta, à la coupe du cordon ombilical, etc.

Sachez enfin que l’accompagnement ne s’arrête pas là : votre sage-femme vous visite à domicile durant plusieurs jours après l’accouchement pour s’assurer que tout se passe bien (post-partum, positions d’allaitement, cicatrisation si déchirure, fatigue, gestion en famille, etc).

 

🌸 Combien coûte un accouchement à domicile ?

En France, la Sécurité Sociale prend en charge l’ensemble des examens médicaux de routine à partir du 6e mois de grossesse.

Cela prend en compte les différents rendez-vous avec votre sage-femme libérale. Cette dernière est habilitée à suivre l’ensemble de votre grossesse (sauf les échographies et la possible visite avec l’anesthésiste).

L’acte de l’accouchement à domicile est conventionné à 349,44 €.

Cette somme est versée directement à votre sage-femme. Très souvent, des dépassements d’honoraires s’appliquent. Ceux-ci s’expliquent par :

  • la disponibilité de votre sage-femme à toute heure du jour ou de la nuit autour de la date prévue de l’accouchement ;
  • l’achat à ses frais de matériel médical et d’un véhicule opérationnels ;
  • les fréquents dépassements d’horaires lors des visites liées à la grossesse.

Les frais de dépassement d’honoraires varient selon la région dans laquelle vous êtes. Ceux-ci sont compris dans une fourchette allant de 150 à 1500 €

Pour que cette prise en charge financière ne soit pas un frein à l’accouchement à domicile pour vous et votre famille, voici quelques astuces :

  • privilégiez le matériel de puériculture d’occasion ;
  • la prime de naissance de 912 € allouée à la naissance d’un bébé selon vos revenus peut contribuer à ces frais ;
  • en guise de cadeau de naissance, proposez à votre famille de vous soutenir dans cette démarche.

 

Qui peut choisir d’accoucher à domicile ?

🌸 Conditions à remplir pour accoucher à domicile

Pour pouvoir accoucher chez soi, il faut remplir certaines conditions indispensables. En effet, l’accouchement doit être physiologique.

C’est-à-dire :

  • il ne doit y avoir qu’un seul bébé ;
  • le bébé doit présenter la tête en bas ;
  •  la maman ne doit pas avoir de soucis de santé, comme un diabète gestationnel ou de l’hypertension ;
  • pas d’antécédents médicaux particuliers ;
  • etc.

Compte tenu de toutes ces prédispositions, l’accouchement à domicile présente des risques très faibles.

En somme, ces derniers sont plus limités que ceux d’un accouchement en maternité.

C’est pourquoi le prix de l’assurance pour un accouchement à domicile, équivalent à celui d’un acte médical accompli en milieu hospitalier, reste incompréhensible pour les professionnelles en libéral.

 

🌸 L’inscription à la maternité : même si l’on souhaite accoucher à domicile

Il faut donc que toutes les conditions adéquates soient remplies pour que l’accouchement à domicile puisse avoir lieu.

En cas d’indisponibilité de la sage-femme, en cas de nécessité d’un transfert d’urgence à l’hôpital… Tous les paramètres doivent être pris en considération par les couples. 

Il est donc primordial, quel que soit le résultat escompté, de s’inscrire à la maternité. Nous avons la chance de pouvoir choisir les conditions de naissance de nos enfants :

  • maternité public ou privée ;
  • maison de naissance ;
  • plateau technique ;
  • à domicile.

Il faut être prêt à toutes éventualités, même les pires. Ainsi, quel que soit le problème rencontré, la porte de l’hôpital reste ouverte.

Privilégiez l’inscription dans un établissement de niveau 3 car, si vous êtes transférée, c’est que vous avez certainement besoin de soins spécialisés et en urgence.

Deux rendez-vous vous sont proposés par la maternité au 8e et au 9e mois de grossesse, notamment une rencontre avec le médecin anesthésiste. Il est important de vous y rendre.

Vous rencontrez ainsi une partie de l’équipe médicale et vous vous assurez de ne pas avoir de contre-indication médicale vis-à-vis des substances anesthésiantes.

En cas de transfert en urgence, attendez-vous à ce que l’accueil ne soit pas très chaleureux – j’en ai moi-même fait l’expérience !

Restez bienveillante et ouverte, cela facilitera votre admission.

 

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🌸 Pour conclure…

Dorénavant, vous savez comment accoucher à domicile !

Prenez le temps de la réflexion. Fiez-vous au hasard des rencontres, des témoignages ou des lectures d’expériences.

Écoutez votre petite voix intérieure pour choisir l’accouchement que vous désirez vraiment.

Si vous avez apprécié cet article, n’hésitez pas à laisser un message dans l’espace des commentaires.

 

Merci à Céline Le Briand du blog Devenir Intuitive pour ce chouette article !

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